Vivre heureux sans enfants

Ils vécurent heureux et n’eurent jamais d’enfants

« En ce qui concerne la question des enfants, je suppose qu’au bout du compte, j’avais l’impression que j’aimerais mes enfants si je les avais, mais je ne suis pas sûr que j’aimerais ma vie ».

Traduit de:
« Around the issue of kids, i guess at the end of the day i felt like i would love my children if i had them, but i’m not sure i would love my life ».

Meghan Daum – Auteure, essayiste et journaliste américaine

Pourquoi choisir de faire des enfants ?

Pour créer sa propre famille

Les personnes élevées dans un environnement familial positif, avec une famille stable, veulent recréer cette vie avec leur partenaire.

Cela devient alors leur priorité, tout comme pour leurs parents avant eux.

A l’inverse, issus d’un environnement familial négatif, moins stable, ils veulent réparer les erreurs de leurs parents.

Le prestige de perpétuer le nom et les valeurs de sa famille

Ils sont nombreux à vouloir faire perdurer leur nom de famille et leurs valeurs familiales.

Bien sûr, cela s’applique généralement pour le nom de famille du père.
Même si, en 2020, il est vrai que cela se perd.

Mais le fait est que les parents potentiels veulent continuer la lignée historique de la famille.

Là encore, tout cela s’articule autour de coutumes sociétales.

L’amour des bébés et des enfants: un centre d’intérêt comme un autre.

L’idée de côtoyer des bébés ou des enfants peut dégoûter certaines personnes.
Mais d’autres aiment l’idée d’élever un enfant de la naissance à l’âge adulte.

Ces personnes peuvent aussi avoir envie de revivre, d’une certaine manière, leur enfance. Jouer à pouponner avec un « mini-eux », comme ils se plaisent souvent à le dire.

La facilité de pouvoir donner et recevoir un amour inconditionnel

Il existe un lien particulier, très puissant, entre le parent et l’enfant.

L’amour inconditionnel qu’un parent porte à sa progéniture, et vice versa, peut être une raison suffisante pour certains.

Ils veulent, eux-aussi, ressentir ces émotions fortes.

C’est la nature humaine, l’instinct animal.

Le fait est qu’en matière de biologie, l’être humain, tout comme les autres animaux, est programmé pour procréer et transmettre ses gènes à la génération suivante.

De nombreuses personnes ressentent cet impératif biologique d’avoir et d’élever des enfants. Notamment chez les femmes.

Donner du sens à sa vie

Bien que cela puisse paraître évident, avoir un enfant change complètement la vie.

En ayant un enfant, tu deviens responsable de sa vie et, de ce fait, ton existence prend un tout nouveau sens.

D’autre part, tu sauras enfin à qui transmettre ton héritage.
À quoi bon sinon avoir travaillé toute ta vie pour cet argent ?

Créer et modeler une vie

Beaucoup de gens aiment l’idée de pouvoir créer et modeler un enfant.

Ce concept est séduisant car il te permet de déterminer comment ton enfant va évoluer, et décider de ses valeurs. Tout du moins les premières années.

Les couples peuvent trouver ce type d’expérience passionnante et gratifiante.

Permettre à un enfant (qui n’existe pas encore) de pouvoir exister

Une autre raison récurrente: l’idée de mettre au monde un autre être humain, et le voir traverser la vie.

Les parents veulent voir leur enfant grandir et devenir un membre productif de la société.

En réponse à la pression sociétale et aux attentes des proches

Les couples sont soumis, depuis toujours, à une forte pression sociétale; ainsi que de la part de la famille et des amis.

Il est entendu que les couples doivent avoir des enfants comme tout le monde, et être comme leurs parents.

Idéalement, le plus tôt possible, la grossesse ayant plus de chances de bien se dérouler avant 35 ans.

Les raisons d’avoir un enfant sont encore nombreuses

  • Par peur de la solitude: avoir des enfants signifie que tu ne seras, espérons-le, jamais seul(e).
  • D’autant que c’est bien plus intéressant que de regarder la télévision.
  • En outre, il semblerait que cela développe le caractère.
  • Et cela signifie aussi que tu pourras vivre leurs réalisations par procuration.

Autant de raisons supplémentaires.

Mais les raisons de ne pas avoir d’enfants sont toutes aussi nombreuses

Le niveau de stress

Élever un enfant soumet les parents à un stress énorme.
En particulier la mère, qui a tendance à avoir le plus gros fardeau.

Selon une étude menée par l’université du Texas à Austin, le niveau de stress déclaré par une mère augmente de 20 à 22 % après avoir eu un enfant.

Ce niveau de stress se maintient pendant des années après la naissance de l’enfant.

Bien évidemment, un tel niveau de stress impacte fortement la santé des deux parents.

Le malheur

Selon les travaux de la British Psychological Association, le fait d’avoir des enfants n’augmente pas le niveau de bonheur.

Au cours des dernières décennies, des spécialistes en sciences sociales ont démontré qu’il n’y a pratiquement aucun lien entre le fait d’avoir des enfants et le bonheur.

Pire que « cela ne vous rendra pas plus heureux »: en utilisant des données provenant d’Europe et d’Amérique, de nombreux chercheurs ont trouvé des preuves que, globalement, les parents déclarent souvent des niveaux de bonheur, de satisfaction dans la vie, de satisfaction conjugale et de bien-être mental statistiquement inférieurs à ceux des non-parents.

D’autant que les tensions associées à la parentalité ne se limitent pas seulement à la période pendant laquelle les enfants sont physiquement et économiquement dépendants

Autant se contenter du mariage qui, pour sa part, semblerait jouer sur le bonheur pendant quelques années.

Sans parler des modifications morphologiques subies chez la femme, souvent sources de mal-être.

Le sommeil

Comme on peut se l’imaginer, les parents ne dorment pas beaucoup, ce qui n’est pas sain pour le corps et l’esprit.

Le manque de sommeil entraîne un grand nombre de problèmes tels que des troubles de l’humeur, un risque accru de maladies cardiaques et de diabète, une prise de poids, et bien d’autres encore.

Les premières années de l’éducation d’un enfant sont les pires.

Et avoir plus d’un enfant accroît les années de sommeil perturbé, ce qui est terrible pour la santé.

Les mauvaises habitudes: alimentaires et hygiène de vie

Tout comme le manque de sommeil, les mauvaises habitudes alimentaires et d’hygiène de vie augmentent avec un enfant.

Il est trop facile de tomber dans le piège de manger des aliments transformés, nuisant à la santé, et de ne pas faire suffisamment d’exercice.

Le temps libre personnel étant beaucoup plus limité lorsque tu élèves un enfant, il peut être difficile de mener une vie saine.

De fait, de nombreux non-parents déclarent avoir un mode de vie plus sain que ceux étant parents.

La surpopulation

Avec une population mondiale qui dépasse désormais les 7 milliards d’habitants, la concurrence pour le logement et les ressources ne fait que s’aggraver.

La pression sur la terre ne fait qu’augmenter au fil des ans.

D’autant plus que le Monde regorge déjà d’enfants malheureux.

L’impact sur l’environnement

A l’heure actuelle, avoir un enfant est l’une des choses les plus destructrices pour l’environnement que l’on puisse faire.

Selon une étude réalisée par l’université de Lund en Suède, ne pas avoir d’enfant peut permettre d’économiser « en moyenne 58,6 tonnes d’émissions d’équivalent CO2 par an ».

Une quantité dépassant largement les autres efforts individuels visant à réduire les émissions de CO2.

L’impact économique d’un enfant

  • Selon l’USDA (Département de l’Agriculture des États-Unis), le coût de l’éducation d’un enfant s’élève à environ 233 610 dollars de la naissance à l’âge de 17 ans.
  • Au Canada, selon MoneySense (magazine financier), le coût moyen pour élever un enfant jusqu’à l’âge de 18 ans est de 243 660 $.
  • L’étude menée par le Center of Economic and Business Research du Royaume-Uni, pour le compte d’un assureur britannique, a récemment révélé ses conclusions: l’argent dépensé par les parents pour leur enfant jusqu’à ses 21 ans représente plus de 300 000 euros.
  • Quant au ministère des Solidarités et de la Santé, en France, il estime à 9.000 euros en moyenne le coût annuel d’un enfant (7.500 euros par enfant de moins de 14 ans et 12.500 euros de 14 à 20 ans).
    La dépense moyenne engagée par les familles jusqu’aux 20 ans de leur enfant s’élèverait ainsi à 180.000 euros.

Pour de nombreux couples, ce type d’engagement économique n’est pas possible.
Et avoir un enfant mettrait beaucoup de pression sur les parents afin de subvenir économiquement aux besoins de l’enfant.
D’autant que cela s’arrête rarement, voire de moins en moins, avec leur majorité.

La logistique

La logistique de deux parents élevant un enfant peut être difficile à gérer.

Compte tenu des coûts de la garde d’enfants et de la nécessité croissante pour les deux parents de travailler à plein temps, les parents doivent trouver une solution.

Tous n’ont pas les grand-parents à portée de main.

Cela devient encore plus difficile si c’est un parent seul qui élève un enfant.

On vit une époque où on ne parle même plus de couple, mais de travail d’équipe.

Transmettre les problèmes mentaux et physiques

De nombreux individus ont des problèmes de santé mentale et physique qui sont courants dans la famille et qui pourraient être transmis aux générations futures.

Avoir un enfant qui naît avec ces problèmes peut être quelque chose que les parents potentiels ne veulent pas affronter.

C’est notamment le cas des problèmes de santé mentale, dont il est de plus en plus démontré qu’ils ont une composante génétique qui peut être transmise.

Attention également à l’infantilisation prolongée d’un enfant qui ne demande qu’à grandir.

La situation conjugale

Des recherches ont montré que la parentalité a tendance à avoir un impact négatif sur le mariage en raison des restrictions et du stress qui accompagnent l’éducation d’un enfant.

Selon une méta-analyse du « Journal of Marriage and Family », cet impact négatif peut entraîner d’autres fissures dans le mariage, et plus il y a d’enfants dans la famille, plus la satisfaction conjugale des parents est faible.

La naissance s’accompagne d’un transfert émotionnel.

L’homme passe ainsi généralement du statut de « petit ami » et consorts à celui de « père » de l’enfant, voire « partenaire ».

Il suffit de constater le nombre croissants de photos avec leur progéniture plutôt qu’avec leur partenaire.

Ce qui pourrait expliquer l’augmentation du nombre d’aventures extra-conjugales.

A noter également qu’un enfant ne devrait jamais être un frein à un divorce inévitable et justifié. Il est impensable de lui imposer ce rôle.

Les questions éthiques ou existentielles

  • Pour ne jamais avoir à se mettre dans l’embarras de devoir leurs expliquer l’absurdité du monde. Monde auquel on prend part, on participe activement.
    Et pourquoi, malgré tout, on a quand même décidé de les avoir.

    L’Humanité, profitant de l’évolution naturelle et incontrôlée de l’Espèce, au fil des siècles, est parvenue à se convaincre de son bien-fondé, de sa supériorité, sans en avoir pour autant la responsabilité. Le summum de l’arrogance !
    Il est vrai qu’il est tentant de se considérer comme Élu.
  • Pour ne pas avoir à vivre dans l’attente du jour où ils comprendront qu’on ne les a pas eu pour eux, en tant que personne intrinsèque.
    Mais parce qu’on voulait juste satisfaire un plaisir égocentrique et narcissique, remplir un vide, ne plus être une victime de la pression sociale et sociétale.
    Soyez rassurés, l’amour parental inconditionnel et inexpliqué vous sauvera de toute thérapie pendant un temps.
  • Comme mentionné auparavant, certaines personnes font des enfants pour donner du sens à leur existence.
    Les couples mettent souvent plus d’espoir dans leur enfant qu’ils n’en ont jamais mis en eux-même.
    Une sorte de seconde chance, vécue par procuration.

    Attention toutefois, un enfant est une entité, un individu à part entière, se construisant, certes, à partir de ses parents, les premières années, mais aussi et surtout de la société dans laquelle il évolue.

D’autant que les raisons de faire un enfant sont discutables

La misère est déjà légion de par le monde.

Tu peux aussi faire le choix d’adopter.

Choix te permettant de créer ta propre famille, de partager tes valeurs et faire perdurer ton nom de famille.

Choix ne t’empêchant en rien d’élever, de modeler un enfant, et de donner du sens à ta vie.

Ne t’empêchant en rien de recevoir un amour inconditionnel.

De quoi offrir ton héritage, familial et financier.

Et dans le cas où tu déciderais de ne pas faire d’enfant

Tu pourras toujours faire don de ton argent durement gagné, pendant toutes ces années, à des associations ou des organismes, afin d’améliorer le monde.

Tout cet argent n’est pas perdu.

Ne te laisse pas dominer par le pression environnante.
Prends les choses en main et imposer tes propres choix.

Avoir des enfants est bien plus intéressant que de regarder la télévision. Certes.
Mais qui a dit que tu devais regarder la télé ? Il y a bien plus intéressant à faire de ta vie.

Avant de choisir de faire un enfant…

A notre époque, lorsque tu décides d’apporter une nouvelle vie dans ce monde, tu as la responsabilité de te poser les bonnes questions.

Mais surtout, mets-toi à la place de l’enfant à naître.
Et réponds à ces questions, dans sa perspective. Non pas dans la tienne.

Pense aux conséquences d’avoir un enfant et à l’impact qu’il aura sur ta vie.

Un enfant, en soi, est extrêmement coûteux pour la terre.

Il est intéressant de se poser la question de l’égoïsme individuel face au bien-être collectif.

Et n’oublie pas qu’au-delà des dettes accumulées par l’humanité pendant des siècles, ton enfant en paiera aussi les intérêts d’un monde saccagé.

Vu les problèmes de surpopulation actuels, il est toujours bon de se poser la question des enfants à adopter, et de s’occuper de ceux qui attendent d’être en famille.

Les problèmes des gens touchent tout le monde, directement ou indirectement.

Élever ton propre enfant affecte bien évidemment ta vie, mais également celle de toute la planète (environnement, faune, animaux non humains, etc.).

Mais si tu te prépares, malgré tout, à avoir un enfant, alors mets- toi dans les meilleures dispositions, en utilisant les bons outils.

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